LA GUERRE FROIDE, SES ENJEUX...

Document 1: La doctrine Truman.

«Les peuples d'un certain nombre de pays du monde se sont vus récemment imposer des régimes totalitaires contre leur gré. […] A cet instant présent de l'histoire du monde, chaque nation doit choisir entre des modes de vie opposés. Ce choix, trop souvent, n'est pas libre.

L'un des modes de vie repose sur la volonté de la majorité, et se distingue par des institutions libres, un gouvernement représentatif, des élections libres, la garantie des libertés individuelles, de la liberté d'expression et de religion, et l ' absence d'oppression politique. L'autre mode de vie est fondé sur la volonté d'une minorité imposée par la force à la majorité. Il s'appuie sur la terreur et l'oppression, une presse et une radio contrôlées; des élections truquées et la suppression des libertés personnelles.

Je crois que les Etats-Unis doivent choisir de soutenir les peuples libres qui résistent aux tentatives d'asservissement par des minorités armées ou des pressions extérieures. […] Je crois que notre aide doit consister essentiellement en un soutien économique et financier qui est indispensable à la stabilité économique et à une vie politique cohérente. […] Les graines des régimes totalitaires se nourrissent de la misère et du besoin. »

Harry Truman, discours au Congrès , 12 mars 1947.


Document 1: Spoutnik en 1957.
Dans chaque camp, on cherche avec beaucoup d'énergie le moyen d'expédier de l'autre côté et le plus vite possible une bombe nucléaire à uranium (comme celles qui ont détruit Hiroshima et Nagasaki) ou thermonucléaire à hydrogène. Soviétiques et Américains s'appuient sur l'expérience du missile V2, mis au point par les scientifiques de l'Allemagne nazie et récupéré par les deux camps. L'un de ses concepteurs, Wernher von Braun travaille désormais pour les Etats-Unis. Ces derniers ont aussi une avance technologique nette, qui permet de réaliser des bombes plus légères. Mais cet avantage devient un inconvénient pour l'accès à l'espace: la bombe H soviétique pèse plus de cinq tonnes. A l'est, il faut donc mettre au point une fusée très puissante...Ce sera la R7, avec ses propulseurs multiples assemblés en faisceau. Par ailleurs, les Soviétiques disposent d'un maître d'œuvre hors pair: Serguei Korolev.
L'année géophysique internationale de 1957 permet aux militaires de tester leurs engins à des fins scientifiques et de propagande. L'un des sujets est l'étude de la haute atmosphère. Les Etats-Unis envisagent un satellite de quelques kilogrammes. Avec leurs grosses fusées encore en expérimentation, les Soviétiques peuvent envoyer des charges bien plus lourdes. Pour aller encore plus vite et voler la vedette aux capitalistes, les scientifiques russes réduisent le poids prévu de leur premier satellite.
Les Etats-Unis mettront un bon moment à s'en remettre. Au mois de février, leur première fusée qui s'apprêtait à à lancer un minuscule satellite explose devant les caméras.
Mais en janvier 1958, le satellite Explorer parvient en orbite terrestre et découvre des radiations.
Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences, 4 octobre 2007.

ou

Les Etats-Unis n'ont pas de fusée balistique intercontinentale, autrement ils auraient pu, eux aussi, lancer sans difficulté leur satellite. Quant à nous pouvons lancer les satellites. [...] Si les Etats-Unis ne possèdent pas aujourd'hui la fusée, ils l'auront un jour car la science ne cesse de se développer. On peut dire la même chose de l'Union soviétique : si nous n'avons pas aujourd'hui quelque chose que vous avez, nous l'aurons à notre tour. C'est également là une sort de compétition.
Nikita Khroutchev, dirigeant de l'URSS, dans le New York Times en 1957.
Documents 2:

Manuel documents 5 et 6 p78.

Document 3:
Manuel documents 7 et 8 p79
Document 4:
Manuel documents 10p80 et 12 p81