LA GUERRE FROIDE, SES ENJEUX...

Document 1: La doctrine Truman.

«Les peuples d'un certain nombre de pays du monde se sont vus récemment imposer des régimes totalitaires contre leur gré. […] A cet instant présent de l'histoire du monde, chaque nation doit choisir entre des modes de vie opposés. Ce choix, trop souvent, n'est pas libre.

L'un des modes de vie repose sur la volonté de la majorité, et se distingue par des institutions libres, un gouvernement représentatif, des élections libres, la garantie des libertés individuelles, de la liberté d'expression et de religion, et l ' absence d'oppression politique. L'autre mode de vie est fondé sur la volonté d'une minorité imposée par la force à la majorité. Il s'appuie sur la terreur et l'oppression, une presse et une radio contrôlées; des élections truquées et la suppression des libertés personnelles.

Je crois que les Etats-Unis doivent choisir de soutenir les peuples libres qui résistent aux tentatives d'asservissement par des minorités armées ou des pressions extérieures. […] Je crois que notre aide doit consister essentiellement en un soutien économique et financier qui est indispensable à la stabilité économique et à une vie politique cohérente. […] Les graines des régimes totalitaires se nourrissent de la misère et du besoin. »

Harry Truman, discours au Congrès , 12 mars 1947.


Document 3:
Aujourd'hui dans le monde libre, la plus grande fierté est de proclamer: Ich bin ein Berliner. Il ne manque pas de personnes au monde qui ne veulent pas comprendre ou qui prétendent ne pas vouloir comprendre quelle est la grande différence entre le monde communiste et le monde libre. Qu'elles viennent donc à Berlin. D'autres disent que le communisme, bien qu'étant un système de malheur nous guide vers le progrès économique. Qu'ils viennent eux aussi à Berlin. [...]
Notre liberté éprouve certes des difficultés et notre démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous d'ériger un Mur pour empêcher notre peuple de s'enfuir. [...]
Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont citoyens de cette ville de Berlin-Ouest, et pour cette raison, en ma qualité d'homme libre, je le dis avec fierté: Ich bin ein Berliner.
Discous de John.F.Kennedy, président des Etats-Unis sur la place Rudolph-Wilde à Berlin-Ouest, le 26 juin 1963